16 Février 2011

MATHIEU DETRIE ET L' EIGER

4 jours après être rentrer des Droites et devant la persistance de très bonnes conditions météo, l'appel de la montagne est encore trop fort. Cette fois-ci, après quelques hésitations et quelques renseignements pris à droite et gauche, nous décidons de partir loin de la maison, direction l'Eiger.

L'Eiger, rien que ce nom, évoque pour tout les alpinistes, comme un chapitre incontournable de l'histoire de cette activité. Une histoire chargée de drame, d'exploit, de grande aventure mais aussi de grands moments de bonheur. Pour moi, c'est simplement un rêve d'adolescent!

Cette fois-ci, c'est avec pascal Guiboud, pierre Rizzardo et robin Molinatti que nous nous lançons dans cette aventure. Nous prenons le premier train et attaquons à 9h30. Après une première partie rapidement avalée, nous arrivons à la fissure difficile, puis la traversée hinterstoiser. Les noms des passages que nous franchissons résonnent dans nos têtes, à la fois comme des lieues presque commun, tant on les a lu dans les récits, mais aussi comme des endroits impressionnants!

Très vite, nous sommes au bivouac de la mort et nous décidons de continuer. Ayant prévu le bivouac, nous sommes bien serein et nous pouvons savourer pleinement le cheminement dans ce monument de rocher et de neige. Nous passons la nuit juste avant la traversée des dieux et c'est tôt le lendemain matin que nous réaliseront ce passage qui nous laissera de grand souvenir.

Quelle ambiance! Quelques longueurs plus tard nous atteignons la magnifique arête sommitale, puis le sommet à 11h. C'est vraiment un beau et grand moment. On prend conscience de la qualité de cette voie qui reste encore aujourd'hui une très belle voie d'actualité. Chapeau les ouvreurs! 2 h plus tard, grâce à une descente tout en neige, nous voici au train puis rapidement à Grindelwald pour savourer un bon repas devant l'eigerwand!